De l’intérêt de connaitre et d’appliquer les « best practices »
20 février 2013

Aujourd’hui, l’infrastructure se vend comme étant simple, à la portée de n’importe quel administrateur. Aussi, la virtualisation étant de nos jours un passage pour ainsi dire obligé, il n’est pas rare de voir un département IT se lancer dans l’implémentation hasardeuse de VMware vSphere, XEN Server ou toute autre solution de virtualisation accessible facilement.

Au départ, l’idée est simple : On a un vieux serveur à migrer, on se dit que c’est la bonne occasion pour se lancer dans la virtualisation. Alors on achète un nouveau serveur pour remplacer l’ancien, on installe VMware ESXi, on découvre les joies de la migration simplifiée, et on se lance.

De primes abords simple et anodine, l’opération signe le début des ennuis. Le produit étant simple, on convainc son management de l’intérêt d’investir dans une licence, puis de virtualiser, petit à petit, le reste de son infrastructure. Comme c’est tellement simple, on provisionne des machines de tests à tout va pour les collaborateurs du département tant qu’on y est.

Et soudain, la tuile. Les performances chutent à tel point que les utilisateurs s’en plaignent, les sauvegardent ne tiennent plus dans la fenêtre allouée, la direction tape du poing sur la table, et exige que ça change. Que s’est-il passé ?

La simplicité de l’informatique d’aujourd’hui est en fait un leurre. Bien que la prise en main et l’installation soient effectivement très accessibles, la configuration de l’environnement est une autre histoire. Faut-il réserver la mémoire, la puissance processeur ? Dois-je utiliser le thin provisioning ou non ? Pourquoi ? Comment dois-je configurer mon réseau ? Quel type de matériel virtuel dois-je choisir ?

Toutes ces questions trouvent réponse dans des documents appelés « Best Practices » généralement publiés par les éditeurs ou constructeurs. Par exemple, vous trouverez chez VMWare un document expliquant les best practices pour le déploiement de vSphere, chez Microsoft pour Exchange avec ou sans virtualisation, ou chez IBM, pour le déploiement du stockage.

Malheureusement, chercher et compulser ces documents demande beaucoup de temps. Or, de mes 20 ans de carrière, je n’ai jamais entendu un IT me dire qu’il avait du temps.

C’est là que nous, consultants, intervenons. Grâce à notre expérience, et également à notre réseau, nous sommes à même de faire profiter nos clients des best practices, non seulement publiées, mais également accumulées au cours de nos missions.  C’est toute la différence entre un fournisseur de solutions, et un fournisseur d’infrastructure. Ne vous y trompez pas.

Mais, allez-vous me dire, c’est cher, un consultant ! Vraiment ? Si une infrastructure est déployée de manière hâtive, et sans observer les best practices, vous aurez tôt ou tard tout à refaire. Je peux  vous garantir que vous n’aurez pas le temps de le faire vous-même. Cela risque d’impliquer non seulement l’engagement de ressources externes, mais aussi de matériel supplémentaire afin de permettre le basculement et la redéfinition de la solution. Allez expliquer ça à votre responsable des finances qui aura tôt fait de vous retomber dessus, et de vous demander pourquoi le coût du projet de base a  soudain doublé…

Alors… Toujours trop cher ?

Share on Twitter
Leave a Comment